[Total : 6    Moyenne : 3/5]

Quel produit 100% naturel peut aussi bien être utilisé comme soin du visage anti-rides et protecteur, baume pour les lèvres, soin corporel anti-dessèchement, après-soleil, produit de prévention des vergetures, masque capillaire, soin réparateur pour les mains abîmées, ou encore baume de massage pour bébé ?

Réponse : le beurre de karité. Riche en acides gras insaturés et en vitamines anti-oxydantes, c’est un produit polyvalent à avoir sous la main en toute saison !

Le karité, un arbre sacré

Le beurre de karité est un produit 100% naturel : il est obtenu à partir des fruits d’un arbre pouvant atteindre 15 mètres de hauteur et vivre durant 2 à 3 siècles. « Karité » signifie « arbre à beurre » en wolof ; cet arbre est considéré comme sacré dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Les botanistes le nomment Vitellaria paradoxa, mais le karité est surtout connu sous son ancien nom, Butyrospermum parkii (ce terme étant d’ailleurs toujours utilisé pour désigner le beurre de karité dans les ingrédients des produits cosmétiques, en dénomination INCI).
Le karité pousse exclusivement à l’état sauvage, dans la savane arborée. A noter qu’il figure sur la liste des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), notamment à cause des feux de brousse d’origine humaine.

Le karité, un arbre sacré

Le karité, un arbre sacré

Un produit traditionnel d’Afrique de l’Ouest

Le beurre de karité est un produit intimement lié à la culture africaine. En Afrique de l’Ouest, il est la principale matière grasse utilisée dans la vie de tous les jours : cuisine (le beurre de karité est comestible, il est d’ailleurs parfois employé dans l’industrie chocolatière pour remplacer le beurre de cacao), soins de la peau et des cheveux, ou encore éclairage des maisons et fabrication de savon, pour les produits de moindre qualité.
En Europe, on redécouvre depuis quelques années ce produit traditionnel, et, à l’instar de l’huile d’argan, son utilisation dans différents produits cosmétiques est croissante : crèmes de soin, baumes, sticks à lèvres, laits corporels, une multitude de soins nourrissants ou hydratants en contiennent.

Fabrication du beurre de karité

En Afrique, la fabrication du beurre à partir des fruits du karité est une affaire de femmes. Les fruits sont récoltés entre juillet et septembre. Ils sont débarrassés de leur pulpe, et l’amande contenue dans la noix est récupérée, lavée puis séchée. Les amandes riches en matière grasse (elles renferment environ 50% d’huile) sont ensuite concassées, torréfiées et moulues. On obtient ainsi une pâte.
Le travail n’est pas terminé : il faut encore laver le beurre de karité, pour ôter toutes les impuretés. La pâte est ainsi mélangée à de l’eau, barattée, puis immergée dans de l’eau bouillante : le beurre fond et remonte à la surface, quant aux impuretés, elles décantent et sont éliminées avec l’eau. A ce stade-là, le beurre de karité a encore une odeur très marquée. Pour le désodoriser, les femmes le cuisent tout doucement en ajoutant un peu d’eau de temps en temps : en s’évaporant, l’eau entraîne avec elle les substances odorantes indésirables. Le produit fini est de texture solide mais tendre, sa couleur varie du blanc crème au jaune pâle, et son odeur est très discrète.

Pression mécanique ou extraction chimique ?

Avec ce mode d’extraction traditionnelle, strictement mécanique, il faut 4 kg d’amandes pour obtenir 1kg de beurre. Le rendement est loin d’être optimal, et une partie de la matière grasse n’est pas récupérée. Pour améliorer ce taux d’extraction et donc réduire le coût de revient du beurre, certains industriels ont recours à un autre procédé : l’extraction chimique, faisant intervenir des solvants (comme l’hexane). Le beurre de karité ainsi obtenu est certes plus économique, mais aussi de moins bonne qualité (certains principes actifs, comme les vitamines, sont détruits).

Acides gras insaturés, vitamines antioxydantes…

Le beurre de karité renferme d’importantes quantités d’acides gras insaturés (en proportions variables selon l’origine du produit, la qualité du sol sur lequel a poussé l’arbre étant déterminante dans la composition chimique des matières grasses de l’amande) : acide oléique, ou oméga 9 (environ 45%), mais aussi acide linoléique, ou oméga 6 (environ 7%).
Des acides gras saturés sont également présents, notamment l’acide stéarique (environ 52%), ou encore l’acide palmitique (2 à 3%), qui confèrent tous deux au beurre de karité sa texture solide à température ambiante.
Outre ces acides gras, le beurre de karité est l’une des matières grasses végétales contenant le plus d’insaponifiables, préconisés pour lutter contre le vieillissement cutané : alcools terpéniques, phytostérols, vitamines anti-oxydantes (tocophérols ou vitamine E, vitamine A)…

Utilisations du beurre de karité en cosmétique

Le beurre de karité est un produit merveilleusement polyvalent, facile à utiliser, et adapté à tous les types de peaux, y compris les plus sensibles :
– Soin capillaire : appliqué en masque sur les cheveux (avant le shampooing), il nourrit la fibre capillaire, et redonne de la brillance, du gonflant et de la souplesse aux cheveux secs ou abîmés. Appliquez-le aussi avant les bains de mer, pour protéger vos cheveux des agressions de l’eau salée (le sel est redoutable pour les cheveux !).
Soin cutané réparateur pour le corps et les mains : le beurre de karité est un formidable soin nourrissant pour les peaux sèches (finie la peau de crocodile sur les jambes et les pieds !), ou pour les épidermes abîmés (crevasses, gerçures en hiver…). On peut aussi l’utiliser comme baume après-soleil, pour prolonger le bronzage.
Protection des lèvres : appliqué sur les lèvres, il protège des agressions en cas de conditions climatiques extrêmes (soleil intense, froid).
Prévention des vergetures durant la grossesse : le beurre de karité apporte à l’épiderme tout ce dont il a besoin pour conserver son élasticité et sa souplesse. Choisissez alors un beurre 100% karité, sans huiles essentielles ajoutées.
Soin du visage : on peut l’appliquer quotidiennement sur le visage, en très petites quantités, en guise de soin de nuit par exemple. Il contribue ainsi à préserver l’hydratation de la peau et à prévenir l’apparition des rides.
Baume de massage pour bébé : il apporte douceur, confort et protection à la peau fine et délicate des nourrissons, sans présenter de risques d’allergies.
Pour toutes ces utilisations, il est conseillé de faire fondre une petite noix de beurre de karité dans le creux de la main, ce qui facilite son application et sa pénétration dans l’épiderme (le karité devient liquide autour de 36°C, donc au contact de la peau).

Bien choisir son beurre de karité

D’abord, il est important de choisir un beurre de karité obtenu par pression, sans utilisation de solvants. Ensuite, il faut savoir que l’élaboration et la commercialisation du beurre de karité sont une source de revenu pour les populations locales en Afrique, généralement par l’intermédiaire d’une coopérative. Préférez donc toujours le beurre de karité issu du commerce équitable.


[Total : 2    Moyenne : 3.5/5]
Le karité raffiné se présente sous forme de beurre couleur blanc ivoire et inodore. Le beurre karité pression raffiné est obtenu à partir d’un beurre de karité brut.

Le karité, qui a la plus haute teneur en insaponifiables, est aussi riche en vitamines A (rétinol), E (tocophérol) et en acide linoléique. Ses utilisations dans la pharmacopée africaine sont nombreuses, excellent protecteur, il hydrate sensiblement la peau du visage et du corps lui conférant une parfaite élasticité.

Il est utilisé en continu pendant la grossesse pour éviter les vergetures.

Origine: Afrique de l’ouest
Type de culture: Cueillette
Obtention: 1ère pression à froid
Element de la plante: Noix

Utilisation:

Cosmétique

Propriétés:

Il est important de mettre en avant sa méthode d’obtention, la pression mécanique des amandes permet l’obtention d’un beurre gardant tous ses principes actifs.
Le beurre de karité brut pression est constitué de plusieurs fractions dont celles des insaponifiables. Cette fraction insaponifiable contient des esters résineux tels que les esters cinnamiques qui ont des vertus cicatrisantes et désinfectantes et du Karitène qui absorbe très fortement dans l’U.V. Cela confère au beurre de Karité ses propriétés complémentaires aux filtres U.V utilisés dans les produits solaires.
La partie hydrocarbonée de l’insaponifiable possède aussi de la Vitamine A qui agit au niveau de la peau contre le dessèchement mais également contre les cheveux secs et cassants. Le Beurre de Karité est donc particulièrement bien adapté pour être introduit dans des produits solaires qui non seulement auront une protection U.V. accrue mais également augmenteront l’hydratation de la peau.

Composition:

Acide palmitique C16:0 (1.8%)
Acide stéarique C18:0 (41.9%)
Acide oléique C18:1 (47.7%)
Acide linoléique C18:2 w-6 (7.2%)
Acide alpha-linolénique C18:3 w-3 (0.1%)
Acide arachidique C20:0 (1.1%)
Acide gadoléique C20:1 (0.2%)

Principes:

Acide linoléique C18:2 w-6
Proprietes: C’est un des deux acides gras essentiels précurseurs ayant un rôle structurel dans les membranes des cellules et de nombreux rôles fonctionnels. Un acide gras essentiel est un acide gras que l’organisme ne peut synthétiser par lui-même, ou en quantité insuffisante. Il doit donc alors être apporté par l’alimentation.

L’acide linoléique (AL) , désigné longtemps ous le nom de vitamine F, est le précurseur de la famille des oméga-6. Sous l’action d’enzymes, l’acide linoléique est transformé en acide gamma-linolénique (AGL), que l’on peut trouver directement dans l’alimentation : huiles de bourrache, d’onagre, de graines de cassis, mais aussi dans le lait maternel.

Un acide gras est essentiel lorsqu’il n’est pas fabriqué par le corps. Les carences en acides gras peuvent entraîner de nombreux troubles. Les nutritionnistes appellent acides gras indispensables, les acides gras que le corps est incapable de synthétiser lui-même. Ces acides gras doivent donc être apportés obligatoirement par l’alimentation.

Acide alpha-linolénique C18:3 w-3
Proprietes: C’est un des deux acides gras essentiels précurseurs ayant un rôle structurel dans les membranes des cellules et de nombreux rôles fonctionnels. Un acide gras essentiel est un acide gras que l’organisme ne peut synthétiser par lui-même, ou en quantité insuffisante. Il doit donc alors être apporté par l’alimentation.

Des études montrent que l’enrichissement en acides gras oméga-3 peut conduire à une diminution de la pression artérielle chez les sujets hypertendus et à une diminution de la triglycéridémie chez les sujets hypertriglycéridémiques.

L’acide alpha-linolénique (ALA) est le précurseur de la famille des oméga-3.
Grâce à des enzymes, l’acide linolénique va être transformé en acide eicosapentaénoïque (EPA), lui même précurseur de deux groupes de molécules :
– les eicosanoïdes (p.ex. les prostaglandines) de série 3
– l’acide docosahexanoïque (DHA).

Les eicosanoïdes jouent un rôle anti-inflammatoire et anti-allergique. Ils assurent la protection des artères et du cœur. L’acide docosahexanoïque assure l’intégrité des fonctions cérébrales, joue un rôle dans la formation des spermatozoïdes ainsi que dans le développement du cerveau et de la rétine. On peut le trouver directement dans l’alimentation (poissons gras tels le saumon, le thon blanc, la sardine, etc.)

Beurre de Karité biologique pour le soin de la peau

Beurre de Karité biologique pour le soin de la peau

FABRICATION:

Le beurre de Karité pression raffiné est obtenu par raffinage du beurre brut, qui est neutralisé, décoloré et désodorisé.

Le beurre de karité brut utilisé est obtenu par écrasement manuel ou par pression mécanique. Ces deux méthodes de fabrication ont en commun les quatre étapes essentielles qui chacune sont réalisées différemment selon le procédé:

Récolte des fruits : Les fruits sont ramassés de façon sélective selon leur degré de maturité et leur bon état.
Dépulpage : Cela consiste à éliminer la pulpe qui entoure le noyau contenant l’amande.
Traitement à la chaleur : Une élévation volontaire de la température à différentes étapes du procédé, surtout pour l’écrasement manuelle, pour stabiliser les amandes, empêcher leur rancissement et limiter l’attaque des micro-organismes.
Décorticage/Broyage: Les amandes sont débarrassées de leurs coques et écrasées. Un traitement à chaud permet de faciliter l’extraction de la matière grasse qui est alors fluide. Son environnement vitaminique est entièrement conservé qu’avec d’autre mode d’extraction. Il est important de mettre en avant sa méthode d’obtention par pression compte tenu des nombreux beurres solvants qui sont sur le marché.

BOTANIQUE:

Le karité ne pousse que dans le climat sahélien avec une pluviométrie allant jusqu’à 1000 mm et deux saisons bien distinctes avec une longue période sèche. Les sols de latérite doivent être bien drainés.
Il n’existe qu’en Afrique et la zone s’étend de la frontière sénégalo-guinéenne pour s’enfoncer vers l’Afrique Centrale à travers le Mali, le Nord de la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Nord de Ghana, du Togo et du Bénin puis le Nigéria

Cet arbre de 10 à 15 m présente un système radiculaire fortement pivotant permettant des cultures associées.

Le fruit est charnu et ressemble à un petit avocat avec une pulpe sucré et comestible. Il renferme le plus souvent une graine entourée d’une coque mince.Il mûrit en cinq mois.

La production moyenne est de 15 à 20 kg de fruit frais par arbre, soit 3 à 4 kg d’amandes sèches commercialisées. La noix contient environ 50% de matière grasse.

L’espèce est sur la liste des espèces menacées de l’IUCN principalement en raison des feux de brousse d’origine humaine.

CULTURE:

L’arbre pousse à l’état spontané en savane arboré. La noix de karité est un produit typique de cueillette avec les gomme, les noix de cajou et les noix de pentadesma. La densité est importante dans les zones cultivées à l’abri des feux de brousse.
L’entrée en production au bout de vingt ans a découragé toutes velléités de plantation d’autant plus que la capacité germinative des noix n’est pas bonne.
La floraison a lieu en saison sèche et dure deux mois.
La cueillette a lieu entre mi-juin et mi-septembre pendant la saison humide (période des tornades).
C’est à ce moment-là que les fruits sont mûrs et qu’ils tombent naturellement au sol. Il est très important de récolter seulement les fruits tombés et non ceux encore présents sur l’arbre. En effet, ces derniers n’ont pas encore atteint leur plein niveau de maturité, et contiennent donc moins d’huile.

Tous les jours, les femmes et les enfants vont ramasser les fruits aux pieds des arbres dans la savane. Le transport de la récolte se fait à l’aide de grands paniers ou de calebasses placés sur la tête. Les arbres les plus proches des villages sont les premiers à être visités puis il faut parcourir de grandes distances dans la brousse pour atteindre d’autres arbres.
Si l’année est bonne, chaque personne peut facilement rapporter une quarantaine de kilos de fruits par jour. Cependant, plusieurs centaines de kilos de fruits sont nécessaires car 100 kg d’amandes séchées donnent seulement 20 kg de beurre.

Enfin, lors de cette cueillette, de nombreuses précautions doivent être prises. Tout d’abord, la récolte doit être menée rapidement. En effet, si les fruits sont laissés trop longtemps au sol, la germination commence : cela réduit la contenance en huile des amandes et augmente leur acidité.
De plus, il faut manipuler les fruits avec précaution car les fruits écrasés ont tendance à moisir. Ils demeurent en bonne condition s’ils ne sont pas laissés trop longtemps sur le sol en dessous des arbres.

Une fois la récolte terminée, la préparation doit intervenir immédiatement. S’il n’en est pas ainsi, en raison des humidifications et des séchages successifs en période de pluie, les amandes moisissent rapidement.

HISTOIRE:

“L’apport de M. Mungo PARK, grand explorateur, à l’introduction du karité en Occident.
Le nom scientifique a été donné à ce beurre en l’honneur de ce grand voyageur, qui le premier remonta le fleuve Gambie vers la fin du XVème siècle.

Extraits du livre “”VOYAGE DANS L’INTERIEUR DE L’AFRIQUE de M. Mungo PARK, Edinburgh 1797.

… Indépendamment des esclaves et des marchandises qu’ils portent pour les blancs, les marchands amènent sur la côte de Gambie du fer natif, des gommes odorantes et du shétoulou, ce qui signifie littéralement “”beurre d’arbre”” ou beurre végétal. Ce beurre est extrait d’une espèce de noix, par le moyen de l’eau bouillante, ainsi que je l’expliquerai par la suite. Il ressemble au beurre ordinaire et en a la consistance… Les populations locales en font une grande consommation et par conséquent il est toujours très recherché…

…Les habitants étaient toujours occupés à recueillir les fruits de l’arbre “”shea”” Cet arbre croît abondamment dans toute cette partie du Bambara. Il n’est pas planté par les habitants, mais on le trouve croissant naturellement dans les bois. Lorsqu’on défriche les forêts pour cultiver la terre, on coupe tous les arbres, excepté les “”sheas””

Cet arbre ressemble beaucoup au chêne américain, et le fruit, avec le noyau duquel, séché au soleil et bouilli dans l’eau, on prépare le beurre végétal, ressemble un peu à l’olive d’Espagne. Le noyau est enveloppé d’une pulpe douce, que recouvre une mince écorce verte.

Le beurre qui en provient, outre l’avantage qu’il a de se conserver toute l’année sans sel, est plus blanc, plus ferme à mon goût, qu’aucun lait de vache que j’aie jamais mangé. La récolte et la préparation de cette précieuse denrée semble faire un des premiers objets de l’industrie africaine, tant dans le royaume des Bambaras, que dans les pays environnants. C’est un des principaux articles du commerce intérieur de ces contrées.

… Peu de temps après le “”douty”” m’envoya chercher et me permit de coucher dans un grand ballon, en un coin duquel était un four destiné à faire sécher des fruits de “”shea’ Il contenait environ un demi-charreté de ce fruit sous lequel était un feu de bois clair. On me dit qu’au bout de trois jours, le fruit serait en état d’être pilé et bouilli, et que le beurre préparé de cette manière était préférable à celui qu’on faisait avec le fruit séché au soleil…

Le premier voyageur à avoir décrit et écrit sur le karité :
IBN BATOUTA – Voyage – Inde, Extreme-Orient, Espagne et Soudan

Le Sultan de Marruecos, ambassadeur, historien et grand voyageur fût chargé d’une mission par la reine Noire du Mali

Il entreprit son voyage en 1352 et il est l’unique témoin pour nous laisser un écrit antérieur aux explorateurs européens.

Les autres géographes arabes l’ont seulement décrit à partir des informations recopiées comme l’a certainement fait Al-Umari jusqu’en 1348 ( *).

Les écrits de Ibn Batouta sont alors très importants sur le plan historique et sociologique.

Il décrit avec beaucoup de détails sa mission.

A la différence de Mungo Park qui décrivit davantage la géographie et les coutumes, Ibn Batouta nous relata en quelque phrase les liens de l’Afrique avec le Beurre de Karité.

Parmi les arbres de cette espèce, situés entre Ioulaten et le Mali, les fruits ressemblent à des mirabelles, pommes, pêches et abricots mais sont pourtant d’un tout autre type.

Il y a également des arbres qui donnent des fruits en forme de long concombre

TRADITION:

Alimentation :

Les Africains utilisent principalement le beurre de Karité pour la préparation de leurs aliments, sauces ou fritures, et toujours cuit.
Lorsqu’il est frais et convenablement préparé, son goût n’est pas désagréable. Cependant, celui qu’on trouve sur la plupart des marchés a généralement une mauvaise odeur très prononcée.

Cosmétologie :

Le beurre de Karité a longtemps été le seul cosmétique des femmes africaines. Du Sénégal au Nil, malgré l’odeur souvent repoussante de ce produit, d’innombrables ethnies le considèrent comme la plus précieuse des pommades.
Il est principalement utilisé pour lutter contre les problèmes de déshydratation et desquamation. En saison sèche, il évite les gerçures et les crevasses.
Généralement, après la toilette, enfants et adultes se frictionnent le corps avec une noix de Karité. Ce massage délasse et repose.
Le beurre de Karité est également utilisé pour les cheveux, essentiellement pour fixer les coiffures. Il empêche également la formation de pellicules et assouplit le cuir chevelu. Les femmes s’en font des masques capillaires.
L’ensemble de la population s’en sert comme protection solaire.
Souvent, pour faire disparaître ou atténuer l’odeur désagréable du beurre, les Africains le désodorisent en le faisant chauffer de longues heures tout en l’aspergeant de temps en temps d’eau. En s’évaporant, elle entraîne les substances odorantes volatiles.
Lors du refroidissement, les jeunes filles y ajoutent des zestes de citron ou même du parfum. Certaines y additionnent de l’huile de coco pour fluidifier le beurre de Karité un peu trop compact il s’agit de véritables recettes maison dont chaque famille a le secret.

Savonnerie :

Les Africains utilisent le beurre de Karité de mauvaise qualité pour préparer du savon. Ce sont des beurres de deuxième choix, soit provenant des résidus de la fabrication, soit fait à partir d’amandes indésirables ou d’amandes ayant germé.
La réaction de saponification se fait avec de la potasse extraite des cendres de certains végétaux.
Cependant, la présence de latex dans le beurre est gênante. Elle entraîne des risques de marbrure, de savons fragiles et peu solubles qui moussent difficilement. Si on incorpore ce savon au savon de coco dans une proportion de 15 à 20%, on obtient une pâte crémeuse et très onctueuse beaucoup plus satisfaisante.

Eclairage :

Le beurre de Karité est utilisé pour l’éclairage des cases, grâce aux lampes à huile. Ce sont les beurres les plus mal fabriqués ou mal conservés (beurres rances), qui sont employés à cet usage. Pour cela, on les prépare en petits pains de 150 à 200 grammes dans lesquels on introduit une mèche de coton.
La combustion de la matière grasse du Karité produit une flamme très éclairante, mais crée beaucoup de fumée. De plus, elle dégage une odeur désagréable.

Usages médicaux :

Du point de vue thérapeutique, le beurre de Karité est utilisé en massage à chaud, pour traiter les foulures, entorses, luxations, courbatures, pour traiter les rhumatismes bien qu’aucun composé anti-inflammatoire n’y ait été découvert il est utilisé également pour accélérer la cicatrisation du cordon ombilical.
Le beurre de Karité est également utilisé par les femmes enceintes qui s’en enduisent le corps et plus particulièrement le ventre, d’abord pour prévenir les vergetures et ensuite pour raffermir les muscles.
En y mélangeant de la poudre de tabac et de l’écorce de l’arbre Butyrospermum parkii, on prépare un remarquable désinfectant.

ETYMOLOGIE:

Butyrospermum signifiant « graines de beurre » l’épithète « parkii » honorant Mungo Park, qui découvrit l’arbre en explorant le Sénégal.

Le nom « karité » signifie « arbre à beurre » en Wolof. On l’appelle aussi si tulu (prononcer shi toulou ) en Bambara (d’ou son nom anglais, « shea tree »).

Dans le récit de son Voyage à Temboctou et à Jenné dans l’intérieur de l’Afrique, René Caillié utilise le terme « cé » (du Bambara si) pour nommer cet arbre.

Acheter du karité biologique et des aliments riches en antioxydants naturels puissants pour la vitalité du corps et de l’esprit sur Biologiquement.com, la boutique en ligne de la Société AGOJI : fruits bio